Presque tous les clubs vendent quelque chose — kimonos, gants, tee-shirts du club, places pour le gala — et presque tous le font mal : au bord du tatami, en espèces, sur un carnet. La boutique en ligne remplace ce circuit par une commande réglée d'avance.
Le circuit habituel tient en trois étapes : quelqu'un demande un kimono, une note est prise sur un carnet, l'argent circule en espèces plusieurs semaines plus tard. Ce n'est ni traçable, ni agréable pour le bénévole qui s'en occupe, ni sans risque pour une association qui manipule du liquide sans reçu. Et il y a toujours deux ou trois commandes que personne ne retrouve.
L'adhérent commande depuis son espace et paie en ligne, via Stripe. Le club est prévenu de la commande et n'a plus qu'à la préparer. La différence tient en un point : la marchandise n'est plus avancée par le club, ce qui supprime à la fois le risque de trésorerie et la relance à faire auprès d'une famille qui a oublié.
Au-delà de l'équipement obligatoire — kimono en judo, gants et protège-dents en boxe, chaussons en danse —, la boutique sert surtout aux ventes ponctuelles qui rythment la saison : tee-shirts d'un tournoi, places du gala de fin d'année, participation à un stage. Ce sont des opérations courtes où la charge administrative est justement le facteur qui décourage de les organiser.
Pour un club associatif, la marge sur l'équipement et les ventes d'événement représente souvent la seule recette qui ne soit ni une cotisation ni une subvention. Elle finance les déplacements en compétition et le matériel collectif. La rendre simple à encaisser revient à la rendre possible plus souvent.
Ce n'est pas une plateforme de commerce en ligne : il n'y a ni gestion de stock avancée, ni transporteurs, ni suivi de colis. Le modèle visé est celui d'un club qui vend une dizaine de références à ses propres adhérents, remises en main propre à l'entraînement. Si vous cherchez à vendre au grand public avec expédition, ce n'est pas l'outil.
La boutique relève de la formule Premium et s'appuie sur Stripe pour l'encaissement — les fonds arrivent sur le compte du club, Memdly ne les détient pas. Vous créez vos articles avec leur prix, les adhérents commandent depuis leur espace, et vous êtes prévenu à chaque commande. Le conseil d'usage : commencer par deux ou trois références bien identifiées plutôt que par un catalogue complet. Une boutique à trente articles dont aucun ne se vend décourage plus qu'elle ne rapporte.
Le club, sur son propre compte, via Stripe. Memdly ne détient pas les fonds : il déclenche l'encaissement et vous prévient de la commande.
Il n'y a pas de gestion de stock avancée avec seuils et réapprovisionnement. La boutique vise le cas d'un club qui propose quelques références à ses adhérents, pas celui d'une boutique en ligne ouverte au public.
Non, il n'y a ni transporteur ni suivi de colis intégré. Le modèle est la remise en main propre à l'entraînement, qui est de toute façon la pratique de la quasi-totalité des clubs.
Oui, un article n'est pas nécessairement un objet : places du gala, participation à un stage, tee-shirt d'un tournoi. Ce sont souvent les ventes les plus rentables, parce qu'elles n'immobilisent aucune marchandise.